Chroniques

Note : 8.5/10 

 

Quatrième de couverture :

J’avais huit ans quand j’ai su que je ne finirais pas mes jours ici. Qu’ici je ne deviendrais personne. Qu’ici je n’aimerais personne. Qu’ici, rien. Je ne ressentirais rien.
J’avais huit ans et j’ai décidé de partir un jour. J’ai choisi de ressentir. J’ai choisi de souffrir. À partir de là, je suis condamnée à cette histoire.

Sujet inconnu, c’est, dans un style brut et très contemporain, l’histoire d’un amour qui tourne mal. Entre jeux de jambes et jeux de mains, l’héroïne de ce roman boxe, court, tombe, se relève, danse, au rythme syncopé de phrases lapidaires et d’onomatopées. Plus la violence gagne le récit, plus on est pris par cette pulsation qui s’accélère au fil des pages. Un roman écrit d’une seule traite, d’un seul souffle, dans l’urgence de gagner le combat, dans l’urgence de vivre, tout simplement.

 

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Note : 7/10

 

Quatrième de couverture :

L’endométriose, une maladie qui toucherait une femme sur dix.
Entre attente, douleurs, espoir et désespoir, le parcours vers la maternité est long et souvent sans fin.
Laetitia Milot, Enora Malagré, toutes deux porte-drapeaux de ce combat, sont écoutées et génèrent la compassion… Le fait qu’elles soient connues et reconnues leur donne cette importance, et permet de faire connaître la cause au plus grand nombre.
Lire des articles sur l’endométriose dans des médias de vulgarisation ou de divertissement comme Voici, Closer ou Fémina me pousse à croire que tout n’est pas perdu et que, peut-être, moi aussi je mérite d’être entendue, ou tout du moins… lue !

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Note :  /10

 

Quatrième de couverture :

Inspiré d’un fait divers, La saison des ouragans s’ouvre sur la découverte d’un cadavre. Dans le canal d’irrigation, aux abords du petit village de La Matosa, un groupe d’enfants tombe sur le corps sans vie de la Sorcière. A la fois redoutée et respectée, elle habitait une maison pleine de mystères où les femmes de la région venaient lui rendre visite pour lui demander de l’aide : maladies, mauvais sort, mais aussi avortements discrets.
A l’instar de Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, nous découvrons au fil du roman les événements qui ont mené à son assassinat, les histoires des bourreaux qui sont autant de mobiles expliquant les raisons du meurtre de cette envoûtante Sorcière de La Matosa. Yesenia a vu son cousin Luismi, accompagné de Brando, sortir de la maison de la Sorcière avec un corps. Il y a également Munra, le beau-père boîteux de Luismi, qui conduisait le camion le jour de l’assassinat, un simple exécutant dit-il aux policiers.
Luismi vit avec Norma, une jeune fille de 13 ans. Elle a été admise à l’hôpital pour d’importants saignements à la suite d’une visite chez la Sorcière. Brando, lui, a besoin d’argent pour ses projets. Un trésor serait caché dans la maison de la femme maléfique. Autant de raisons pour commettre l’irréparable et autant de perspectives qui nous plongent dans la campagne mexicaine où la misère, la drogue et la violence poussent les gens à la folie autant que l’extrême chaleur qui s’installe.
Ce qui, en plein mois de mai, semble annoncer que la saison des ouragans sera violente… Grâce à cette intrigue policière à rebours, Fernanda Melchor dresse un formidable portrait du Mexique et de ses démons. Sa langue est crue, musicale, elle retranscrit la brutalité avec beaucoup de talent. Il s’agit d’un livre sur les pulsions et la violence mais également sur l’une des figures du féminisme – souvent fantasmée, toujours persécutée -, qu’on a cherché à abattre depuis la nuit des temps : la sorcière.

 

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Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.
Une écriture vive et alerte, des dialogues impeccables, des personnages justes et attachants qui nous emportent jusqu’à un dénouement inattendu, chargé d’émotions.
On ne sort pas intact de ce récit magnifique, mené de main de maître par Mélissa Da Costa, une jeune auteure de 28 ans, qui a toujours écrit et publie là son premier roman.

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Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

1942, Emma est enceinte, loin des siens. Elle imagine un petit garçon loyal et digne comme son père. Mais c’est une fille qui arrive, une enfant difficile qu’elle a du mal à aimer. 1981, Angèle ne se sent pas l’âme d’une mère, elle ne sait comment faire avec cette fillette maigre et terne qui encombre son quotidien, ce petit animal effrayé dont il faut bien s’occuper. 2004, Karine vient d’accoucher. Elle se dit qu’elle devrait ressentir un amour océanique pour son bébé. Mais rien ne vient.

Emma, Angèle, Karine. Trois filles, trois mères, trois générations. De l’une à l’autre, les composantes de la maternité se transmettent dans une haine calfeutrée, mais agissante. L’absence d’amour prend toute la place, se tisse dans le quotidien de l’enfance et s’installe, implacablement, résonnant jusque dans les relations amoureuses ou amicales. Les mères refusent leurs filles, et ce rejet inaugural, loin de les séparer, les lie solidement en une longue chaîne qui traverse le temps. Comment cesser d’être dévorée ? Comment cesser d’être une dévorante ?

 

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Note : 6.5/10

 

Quatrième de couverture :

Un guide utile pour repenser notre rapport à l’argent à la lumière de notre personnalité et de nos aspirations.

Qu’est-ce qui me retient de demander une augmentation ? De changer de travail ? De monter une entreprise ? Suis-je plutôt dépensier ou économe ? Ai-je tendance à reproduire le schéma de mes parents ? Qu’est-ce que je recherche dans l’argent ? L’argent est omniprésent dans nos vies. Pourtant, nous ne prenons jamais le temps de réfléchir à ce qu’il représente pour nous. L’objectif de ce livre est de mieux l’appréhender, pour qu’il puisse redevenir ce qu’il devrait être : une énergie qui permet de s’accomplir et de s’épanouir.
Sébastien Baudry accompagne le lecteur dans sa quête de l’abondance. Il fournit des outils simples pour que nous puissions formuler cet objectif : ” Je veux gagner de l’argent parce que je l’ai décidé, pour répondre à mes envies, subvenir aux besoins de mes proches et soutenir des causes qui me tiennent à coeur. ” Des exercices sont proposés pour interroger ses préjugés, décrypter ses peurs, ses colères, et poser ses intentions. Le livre donne enfin des conseils en matière de communication verbale et non-verbale pour que chacun obtienne ce qu’il désire. Progressivement, nous apprenons à transformer notre vie financière comme nous l’entendons.

 

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Note : 10/10

 

Quatrième de couverture :

Règle n°1:  s’il s’agit de votre première lecture, vous devez lire l’ouvrage  d’une seule traite (temps estimé : 30 mn).
Règle n°2:  pas de téléphone, pas de télé, pas d’internet.
Règle n°3:  s’il s’agit d’une lecture publique, ne parlez pas pendant tout le temps de la lecture.
Règle n°4:  si vous êtes fumeur, ne fumez pas pendant tout le temps de la lecture.

Cet ouvrage fait le pari que vous avez en vous suffisamment de ressources et de volonté pour arrêter de fumer. Perplexe ?On en reparle dans 30 minutes.

 

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Note : 10/10

 

Quatrième de couverture :

Paul est encore adolescent quand il s’éprend de Giovanni, le menuisier de ses parents, pendant des vacances estivales sur une petite île italienne. Premier amour. Plus tard, à New York, c’est avec la belle Maud qu’il pense construire une vie de couple. Il l’aime et la jalouse fiévreusement. Trop peut-être. Manfred, lui, est d’abord une silhouette aperçue sur un court de tennis à Central Park, avant d’obséder Paul, corps et âme. Il finira par vivre avec lui. Puis Chloé revient dans sa vie et tous deux retournent sur le campus en Nouvelle-Angleterre où ils se sont rencontrés étudiants, pour faire le bilan de leurs vies. Trop tard ? Et lorsque Heidi, une jeune musicologue, lui envoie un article pour sa revue, Paul tombe sous le charme. Ce jeu de séduction intellectuelle permettra-t-il à Paul d’être à nouveau amoureux ?
À travers le récit d’une vie où les êtres aimés se suivent, se rencontrent ou s’entrechoquent parfois – comme autant de variations sur un thème – André Aciman nous interroge sur l’énigme de nos désirs, de nos amours, de nos vies. Son écriture est sensuelle, mais aussi porteuse d’une mélancolie profonde. Car si son narrateur, Paul, observe et évoque les corps avec minutie, il se fait aussi le chroniqueur du temps qui passe, et du désir qui naît, s’étiole puis s’éteint. Lorsqu’il réfléchit aux rêves avortés de nos existences, difficile ne pas céder à l’émotion.

 

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Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille, lorsqu’un coup de téléphone l’interrompt. Un crash d’avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d’une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n’a jamais foutu les pieds hors de sa Normandie natale , il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme : il n’a plus que cette enfant en tête. Alors, il part. A la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l’existence de son fils. A la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n’est simple dans cette histoire, mais il se lance à plein régime, dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine.

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