Témoignages / Autobiographies

Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société. Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

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Note : 10/10

 

Quatrième de couverture :

« Je vis chaque minute de cette nuit-là à sa place. Il était seul, toutes ces heures. Sans un appel. Sans un cri. Cela m’arrache le cœur. J’aurais pu le serrer, le rassurer, l’apaiser, le faire respirer, le calmer, le soulager. J’aurais pu lui ôter sa peur, la rendre acceptable, tolérable. Je n’étais pas là. » Avec des mots d’une rare force et d’une grande dignité, Juliette Boudre fait le récit de la longue descente aux enfers de son fils Joseph, décédé à 18 ans d’une overdose d’anxiolytiques et d’opiacés. Des mois d’impuissance face à l’addiction ravageuse de son enfant à ces drogues qui foisonnent dans nos armoires à pharmacie, et à son mal-être, symbole d’une génération qui se cherche, et se perd dans les paradis artificiels. Mais aussi des mois d’incompréhension et bientôt de colère face à des médecins et institutions semblant incapables d’en mesurer la dangerosité, et de prendre efficacement en charge les personnes addictes. Un récit tragique et bouleversant, et un véritable cri d’alarme sur les dysfonctionnements des services de santé publique face à ces drogues de plus en plus répandues. Jusqu’à quand laisserons-nous mourir nos adolescents ?

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Note : 8/10

 

Quatrième de couverture :

« Durant les derniers mois de sa vie, un thème motivait secrètement Emmanuèle, dont elle me parlait à peine. C’était trop intime, difficilement formulable, même entre nous. Un jour, elle me dit qu’elle désirait écrire sur le bonheur. J’ignore ce qu’aurait été ce livre et je donnerai cher pour le savoir. Cette question du bonheur la hantait, elle la plaçait au coeur de tout. Le simple fait de poser la question prouvait sa force de caractère et son incroyable sérénité. J’en étais bouleversé. “Et toi, tu vas tenir ?” » Un homme écrit sur la femme qu’il a aimée et perdue. Emmanuèle Bernheim était un grand écrivain. Serge Toubiana raconte leurs vingt-huit ans de vie commune, dans un texte où la sobriété le dispute à l’émotion.

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Note : 8.5/10

 

Quatrième de couverture :

Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.
Seuls les enfants meurent d’amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le cœur d’un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu’à quand vas-tu mourir ?

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Quatrième de couverture :

Il y a 14 ans, je suis morte. La violence, les humiliations, les maux et les mots m’ont détruite. La honte et la culpabilité m’ont réduite au silence.
A présent, je vous livre mon lourd secret : l’histoire de cette mort méticuleusement orchestrée à huit clos. Je vous décris le cycle de la violence que j’ai subie : la lune de miel ; puis la tension, la violence physique ou psychologique, la culpabilité ; et enfin la lune de miel, à nouveau. Ce mécanisme qui retient la victime, qui lui fait espérer des jours meilleurs, un avenir radieux et heureux. Cette spirale infernale dans laquelle j’ai sombré et que j’ai réussi à briser en partie grâce à cette comptine.

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Quatrième de couverture :

Tu vivais dans un film italien, comme si la vie n’était pas suffisante, pas assez colorée, pas assez tout court. Tu évoquais l’Algérie, ta frustration de ne pas avoir fait médecine à cause de… la guerre, l’argent, la vie et ton mariage peut-être trop tôt. En fait, tu noyais tous ces regrets dans le sexe des femmes, comme pour apaiser les douleurs de ta mémoire, pour soigner l’homme blessé de l’intérieur. Les filles, c’était du sirop, une médecine d’urgence pour apaiser les maux de l’âme et du cœur. Ça pesait dans mon cartable, et je partageais ça avec mon frère, qui essayait de temporiser, évoquant les blessures de Lulu. Ça me calmait de façon passagère, mais ça ne changeait rien.

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Quatrième de couverture :

Notre héroïne est une « fille-sans-père », miroir en creux des « filles-mères ». Histoire banale, histoire fatale : aventure extra-conjugale entre une jeune femme issue d’un milieu populaire et un puissant magistrat. Elle fera la connaissance de son père à l’adolescence, au terme d’une procédure judiciaire qu’il aura tenté à tout prix de freiner, avec la complicité de certains de ses confrères.

Voici l’enfant illégitime devenue jeune fille adoubée. La découverte de l’univers feutré d’un monde qui lui a toujours semblé inaccessible sera une épreuve dans sa construction personnelle. Elle se lance dans des études de droit. Atavisme, désir de revanche ? Reproduira-t-elle l’histoire maternelle ? Le récit d’une candeur explosée face aux méandres d’une justice à deux vitesses.

« Que l’on juge nos parents faibles, méprisables, haïssables ou durs, ceux-ci sont notre tout. Ceux à qui l’on rêve secrètement de ressembler, ou ceux que l’on fuit pour justement éviter un mimétisme gênant. Ainsi, peu sommes-nous qui considérons nos mères et pères, dans nos cœurs entiers et profonds, tels nos autres. »

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Quatrième de couverture :

3 août 1984… Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari, d’origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable… Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : “Tu ne quitteras jamais l’Iran ! Tu y resteras jusqu’à ta mort.” En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier. Elle n’a désormais qu’un objectif : rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques : ce monde incohérent où la femme n’existe pas. Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.

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Quatrième de couverture :

Ils s’appellent Jean-François, Grégory, Martine, Arthur… Ils sont salariés, parents, élèves. Leur point commun : l’orthographe est leur bête noire. Ils hésitent constamment devant un participe passé, camouflent leurs incertitudes depuis des années, et ont des sueurs froides en entendant le mot « dictée ».

Dans Rien n’est foutu, Anne-Marie Gaignard réunit des témoignages d’anciens « cabossés du français », qui, comme elle, après avoir longtemps souffert, ont tordu le cou à leurs blocages avec l’écrit. Elle partage ici des histoires de vie, des parcours, des ratés, des bifurcations, mais surtout des éclosions. Des histoires d’hommes, de femmes en sommeil qui ont retrouvé leur moyen d’expression.

Anne-Marie Gaignard livre un message d’espoir universel. Un condensé d’humanité pour se réconcilier avec le plaisir des mots.

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