Celle qui fuit et celle qui reste – Elena Ferrante Ferrante Elena - Éditions : Gallimard - 2017

Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.
Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

 

“La dernière fois que j’ai vu Lila, c’était il y a cinq ans, pendant l’hiver 2005. Nous nous promenions de bon matin le long du boulevard et, comme cela se produisait depuis des années déjà, nous n’arrivions pas à nous sentir véritablement à l’aise.”

Celle qui fuit et celle qui reste est le tome 3 de la saga L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante (faut-il encore le préciser?). Inutile de vous dire que si j’ai acheté le troisième, c’est que j’ai adoré les deux premiers 😉 D’ailleurs, pour lire ou relire ma chronique sur Le nouveau nom, c’est ICI.

Quel bonheur de retrouver la plume d’Elena Ferrante ! Même si j’ai voulu faire une pause durant ma lecture trouvant que je n’avançais pas comme je l’espérais, j’aime toujours autant son écriture et je salue le travail de traduction fait sur ses romans. Pour ceux qui n’auraient pas encore lus cette auteure italienne, elle a un style bien à elle, riche, soutenu et détaillé. Elle ne s’économise pas, elle aime les mots, les descriptions et les anecdotes à rallonge 🙂

Dans ce troisième chapitre, les deux amies approche de la trentaine, nous sommes fin des années 60, début des années 70 et l’auteure aborde la liberation sexuelle de l’époque et les conflits politiques qui font rage dans toute l’Europe. Ambiance mai 68 italienne. Lila est fidèle à elle-même, méchante, sournoise, jalouse mais visiblement inoubliable… Elena, elle, va petit à petit se montrer moins sage qu’elle ne l’a été dans le passé, s’affirmant de plus en plus.

J’ai beaucoup aimé toute la partie politique expliquée et romancée par l’auteure et le début du livre où Elena va vivre au côté d’amis italiens la libération sexuelle. C’est d’ailleurs ce qui me plaît le plus dans cette série de L’amie prodigieuse. Je suis plongée dans un pays que je connais un peu suite à quelques voyages mais que j’aime énormément et l’écrivaine nous fait traverser le temps et nous apprends beaucoup sur ces années 50, 60 et maintenant 70.

Et puis j’ai adoré retrouver ces histoires d’amour, tous ces personnages auxquels je me suis attachée, ces familles qui se déchirent, ces conflits de voisinage, ces tromperies, ces mensonges, ces secrets de famille, etc… La fin du roman m’a totalement passionné et je n’ai qu’une hâte, c’est de découvrir le quatrième et dernier volet de la saga !

Si vous hésitez encore à lire Elena Ferrante, plongez-vous dans le premier tome, juste pour essayer, et vous m’en direz des nouvelles 😉 J’attends ci-dessous vos nombreux commentaires pour échanger ensemble sur ce troisième tome 🙂

Un commentaire, RSS

  1. Les_lectures_du_chat 7 mai 2018 @ 20 h 30 min

    Tout comme toi, j’ai hâte de lire le 4ème tome. Un de mes amis est en train de lire le 3ème, on se fera une petite LC.
    J’aime beaucoup le style et même si je me perds parfois dans les personnages, c’est un plaisir de les retrouver.

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