Fugitive parce que reine – Violaine Huisman Huisman Violaine - Éditions : Gallimard - 2018

Note : 6/10

 

Quatrième de couverture :

“Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu”. Ce premier roman raconte l’amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l’écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d’une femme, une femme avant tout, qui n’a jamais cessé d’affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

Mon avis :

J’ai lu Fugitive parce que reine de Violaine Huisman dans le cadre de ma participation au Grand Prix de L’Héroïne Madame Figaro 2018. Je remercie le magazine et les éditions Gallimard pour l’envoi.

Voilà un roman que je n’aurais sans doute pas lu sans le Grand Prix. La critique a l’air unanime au sujet du premier roman de Violaine Huisman, son passage à La Grande Librairie sur France 5 a été très remarqué, et pourtant, je n’avais pas envie de m’y projeter. Je trouve le thème déjà trop étudié en littérature.

J’ai donc du m’y mettre puisque ce livre a été sélectionné dans la catégorie “Romans Français”. Et je ressors de cette lecture, un peu comme j’y suis entrée… Pas très emballée je dois bien l’avouer.

Après un début intéressant et poignant, j’ai vite fini par “décrocher”. Mon esprit divaguait sans arrêt, comme si l’histoire ne voulait pas rester en mémoire. Je me suis accrochée jusqu’à la fin malgré l’ennui.

L’auteure nous raconte dans ce premier roman sa jeunesse, la folie de sa maman, la complexité de son environnement familial. Elle nous dévoile beaucoup d’anecdotes et revient dans un long chapitre sur l’enfance de sa mère.

J’ai trouvé l’écriture de Violaine Huisman très travaillée et poétique, peut-être même trop. Elle prouve avec ce premier livre qu’elle a une vraie signature, un style d’écriture bien à elle mais je ne l’ai pas particulièrement aimé. Les phrases sont longues… très longues… trop longues… Une semaine après avoir refermé le livre, je n’ai rien retenu de cette histoire d’amour entre une mère et ses filles. Peut-être n’était-ce pas le bon moment pour moi mais je suis clairement passée à côté 🙁

 

 

2 commentaires, RSS

  1. Cécilia 4 juin 2018 @ 0 h 25 min

    Ah merci pour ton partage… j hesitais a le commencer mais je vais peut être m abstenir, en tous cas pour le moment 😊

  2. Delphine 16 juin 2018 @ 20 h 23 min

    Il a été présenté dans mon book club et pour être honnête j’ai été agréablement surprise. J’ai aimé le style enlevé et cet amour inconditionnel pour sa mère. On peut le rapprocher des Loyautés de Delphine de Vigan, quoiqu’il arrive on ne trahit pas son milieu, on protège ses parents. Le thème est certes déjà vu, mais je le trouve moins pathos que chez l’auteur précédent.

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