Je l’aime – Loulou Robert Robert Loulou - Éditions : Julliard - 2019

Note : 7/10

 

Quatrième de couverture :

“J’aurais pu être un millier de choses, mais j’ai choisi de consacrer ma vie à aimer.” Dès qu’elle le voit, elle scelle un pacte avec elle-même : il sera à elle. Il lui prend la main. Elle le suit à Paris. Il devient journaliste. Elle, sa groupie. Elle l’aime, le hurle, le pleure. Rien d’autre n’a d’importance. Elle est jalouse, dangereuse, prête à tous les excès. Elle veut qu’il la regarde encore, qu’il l’aime comme elle l’aime. Sans limites. À coups de phrases courtes et sans artifices, Loulou Robert fait ici le récit d’un amour sacrificiel, tragique et sublime, un amour au quotidien, taillé pour l’éternité. Elle raconte les failles, la folie et la dévotion d’une femme pour un homme. Elle dit la maternité, la vieillesse, la solitude, l’usure d’un couple. Elle dit la vérité d’un corps et de ses cicatrices. Toute une vie à aimer.

 

 

Mon avis :

Après avoir lu et adoré les trois précédents romans de Loulou Robert, j’ai accepté de recevoir Je l’aime en avant-première de la part des éditions Julliard. Il est sorti le 22 août en librairie.

Comme à son habitude, Loulou Robert se plonge dans les méandres de l’amour avec ce court récit. Sa narratrice tombe follement amoureuse d’un homme, qu’elle veut immédiatement et à n’importe quel prix. L’écrivaine dépeint toute la vie de ce couple, entre ses fêlures et ses moments de joie.

 

“Voilà commence cette histoire. Par de l’amour. Elle revient là où il est apparu. Là où elle t’a rencontré. Où elle s’est mise à exister. La douleur devient promesse. L’avenir sera radieux. Vue sur l’éternité. Des rides sur son corps. Elle se touche et retourne en arrière. Elle redevient éternelle.”

 

Avec un texte court et incisif, Loulou Robert fait appel à ses thèmes favoris en littérature. La jeune femme qu’elle décrit est prête à tout par amour, la destruction ne lui fait pas peur. Les sujets récurrents de l’auteure sont à nouveau présents dans ce roman : les ravages d’un couple, l’emprise du mâle, la folie et la fragilité psychologique. Elle y évoque également le cancer, qu’elle avait déjà longuement traité dans Sujet inconnu en 2018.

Pas de surprise non plus du côté du style d’écriture. Moins de 250 pages où l’écrivaine lance ses phrases avec urgence. Les mots claquent, fusent et se répètent. Le rythme y est rapide. Sa plume est fidèle à ce qu’on connaît. Ces figures de style peuvent rebuter le lecteur en début de récit.

En revanche, après avoir joué avec la curiosité de ses lecteurs en mêlant réalité et fiction dans tous ses ouvrages précédents, Loulou Robert nous offre enfin un vrai roman.

Vous l’aurez sûrement compris, il s’agit d’une petite déception personnelle. J’ai lu avec passion Bianca, Hope et Sujet inconnu depuis trois ans. Je reste sur ma faim avec Je l’aime. Je ne vois pas d’évolution littéraire dans ce nouvel opus et j’en suis déçue. Loulou Robert développe les mêmes thèmes à chaque fois. Je ne doute pas en revanche que vous passiez un très bon moment de lecture si vous n’avez pas lu ses autres livres.

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