La pire espèce – Fabien Granier Granier Fabien - Éditions : Nouriturfu - 2018

Note : 6/10

 

Quatrième de couverture :

Nathalie est la dernière bouchère du bocage. Elle travaille dans les fermes, à des années-lumière des abattoirs et des supermarchés. Elle considère son métier – hérité de son père – comme un métier de vie, incrusté dans les rythmes de l’élevage. Solitaire, obstinée, elle s’attache à une vision stricte d’une société paysanne idéalisée, quitte à se mettre à l’écart de ses contemporains. Auprès de son frère et de ses rares ami-e-s, elle mène une vie solide, rituelle, ponctuée par les angoisses et quelques joies fulgurantes. Autour d’elle, tout se tend. Les attentats se multiplient. Une épidémie rode entre les bêtes et les hommes. Sous la pression de ses proches, et portée par le discours nationaliste d’un parti politique, Nathalie va petit à petit choisir l’implication. Elle entame un parcours humain et politique qui l’emmènera côtoyer un vaste échantillon des formes de violence qui ébranlent l’humanité. Ou la régénèrent. A moins que ce ne soit les deux à la fois.

Mon avis :

J’ai été contactée il y a plusieurs mois par les éditions Nouriturfu pour l’envoi de La pire espèce de Fabien Granier, et je me suis enfin décidée à le lire et vous en parler ! Je les remercie pour cette découverte.

La pire espèce nous plonge dans le monde agricole, où Nathalie, personnage principal du roman, abat les bovins. Entre abattoirs, boucheries, concours de vaches, l’auteur nous dépeint un monde rural sur fonds d’attentats et de conflits politiques.

Je dois dire que pour une végétarienne, je suis servie avec ce livre ! Moi qui prône depuis deux ans la non-consommation de viande animale, j’ai eu quelques difficultés à terminer ce récit de plus de 400 pages sur le monde des abattoirs. Les premières pages sont particulièrement sombres et sanglantes.

Mais si je mets de côté le fait que je sois végétarienne et que j’essaie d’être le plus objective possible, le roman de Fabien Granier ne m’a pas du tout emballé… Le style d’écriture de l’auteur ne m’a pas plu et a fait que je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire de Nathalie et de ses collègues. J’ai trouvé sa plume incisive, mélancolique, brutale. L’ambiance y est trop sombre à mon goût. Même si je suis consciente qu’il décrit la réalité de la dureté du monde agricole de nos jours, j’aurai aimé un peu plus d’espoir dans ce récit.

L’auteur aborde également le monde politique avec ce premier roman. Je ne suis moi-même pas une grande fan de politique…

Comme j’en ai la coutume, je vous invite à me dire en commentaires ce que vous avez pensé de ce roman si vous l’avez lu et je vous sollicite à le lire pour vous en faire votre propre opinion 🙂

 

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