L’envol – Alia Cardyn Cardyn Alia - Éditions : Charleston - 2019

Note : 8.5/10

 

Quatrième de couverture :

Si avec le temps, votre être s’est figé, le 27 juillet vous offre une opportunité. Celle de naître à nouveau.
Chaque année, le 27 juillet, Barnabé Quills organise une fête somptueuse dans sa propriété dominant l’océan. Aujourd’hui, la ville côtière de Black est en émoi. Lors de la fête annuelle, la jeune Théa Vogue a sauté dans le vide.
Pour son troisième roman, Alia Cardyn nous plonge dans le quotidien d’une petite ville et, de 27 juillet en 27 juillet, nous délivre, aux côtés de Théa, un bouleversant message d’espoir.
Servi par une écriture ciselée, un magnifique roman sur l’amour, la filiation, la construction de soi… ainsi qu’un de ces dénouements inoubliables dont Alia Cardyn a le secret.

Mon avis :

Après avoir découvert Alia Cardyn avec la lecture de son roman Le choix d’une vie l’an dernier, j’ai eu la chance de lire son dernier ouvrage L’envol qu’elle m’a gentiment envoyé.

Chaque 27 juillet, dans la petite ville de Black, se déroule une grande fête estivale chez Barnabé Quills. Cette tradition porte une légende, celle de pouvoir renaître à nouveau, redémarrer sa vie à cette date fatidique. Théa, une jeune fille au passé douloureux, fait le choix de sauter dans le vide devant tous ses amis ce fameux soir du 27 juillet…

 

“Avant, il n’y avait rien.

Aujourd’hui, il y a tout. Nous avons tout.

Et ce tout contient une liberté infinie. 

De rester ou de partir.

De naître, de grandir, de mourir. 

De marcher longtemps, de s’arrêter, de pleurer, de crier, de rire aussi. 

Si avec le temps, votre être s’est figé, le 27 juillet vous offre une opportunité.

Celle de naître à nouveau.”

 

A travers trois styles d’écriture distincts et une trame bien construite, Alia Cardyn emporte immédiatement le lecteur avec elle. Nous apprenons dès les premières lignes que Théa, protagoniste principale du récit, s’est “envolée” durant la joyeuse fête annuelle. L’écrivaine va alors remonter le fil des années grâce au journal intime de Théa, à des lettres manuscrites de sa maman depuis décédée et à des chapitres plus classiques de narration nous décrivant les 27 juillet précédents.

L’intrigue est menée brillamment par cette plume fluide et légère dont seule l’écrivaine belge a le secret. Toute la ribambelle de personnages développée par l’auteure est très attachante et les trois formes de narration utilisées intensifient le suspens de l’histoire.

La romancière traite dans L’envol du sujet universel qu’est l’amour, mais elle explore surtout le thème du désamour maternel et paternel. Comment se construire lorsque l’amour d’une mère n’a pas été donné durant l’enfance ? Comment ne pas reproduire ce schéma dans sa future vie de famille ? Ou encore comment survivre face à un père qui ne nous aime pas ?

J’ai aimé ce roman pour son écriture, ses personnages et la morale qu’il dégage. Alia Cardyn n’offre pas une fin parfaite, belle et irréelle à son lecteur. La réalité est souvent plus dure, pas de tricherie possible dans la vraie vie et les contes de fées n’existent pas. Je recommande L’envol pour cela et pour la beauté de l’analyse des sentiments par son auteure.

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