Maman, ne me laisse pas m’endormir – Juliette Boudre Boudre Juliette - Éditions : L'observatoire - 2018

Note : 10/10

 

Quatrième de couverture :

« Je vis chaque minute de cette nuit-là à sa place. Il était seul, toutes ces heures. Sans un appel. Sans un cri. Cela m’arrache le cœur. J’aurais pu le serrer, le rassurer, l’apaiser, le faire respirer, le calmer, le soulager. J’aurais pu lui ôter sa peur, la rendre acceptable, tolérable. Je n’étais pas là. » Avec des mots d’une rare force et d’une grande dignité, Juliette Boudre fait le récit de la longue descente aux enfers de son fils Joseph, décédé à 18 ans d’une overdose d’anxiolytiques et d’opiacés. Des mois d’impuissance face à l’addiction ravageuse de son enfant à ces drogues qui foisonnent dans nos armoires à pharmacie, et à son mal-être, symbole d’une génération qui se cherche, et se perd dans les paradis artificiels. Mais aussi des mois d’incompréhension et bientôt de colère face à des médecins et institutions semblant incapables d’en mesurer la dangerosité, et de prendre efficacement en charge les personnes addictes. Un récit tragique et bouleversant, et un véritable cri d’alarme sur les dysfonctionnements des services de santé publique face à ces drogues de plus en plus répandues. Jusqu’à quand laisserons-nous mourir nos adolescents ?

Mon avis :

J’ai lu Maman, ne me laisse pas m’endormir de Juliette Boudre dans le cadre de ma participation au Grand Prix de L’Héroïne Madame Figaro 2018. Je remercie le magazine et les éditions de l’Observatoire pour l’envoi.

L’auteure, Juliette Boudre, nous livre un témoignage bouleversant sur la décente aux enfers de son fils Joseph, de 18 ans, drogué aux médicaments depuis plusieurs années. Sous forme de journal intime, le récit alterne des chapitres en 2015 où les problèmes ont commencé, et des chapitres en 2017, une fois que tout était terminé…

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai terminé Maman, ne me laisse pas m’endormir il y 4 jours et je ne m’en suis toujours pas remise. Impossible d’ailleurs de passer à une autre lecture pour l’instant. Je pense à Jo, je pense à sa maman, à ses frères, à sa famille et à toutes ces personnes qui sont ou ont été touchées par cette addiction. Mourir à cause de médicaments, c’est donc possible… Le monde est fou et injuste.

La force et le courage de cette mère de famille m’ont impressionné, le combat qu’elle a mené tous les jours pour essayer de sortir son fils de cette impasse est admirable. Le livre est plus que touchant, plus qu’émouvant, plus que bouleversant. Alors, même si je n’ai jamais autant pleuré de ma vie en lisant un livre, je vous le conseille à tous. Il faut que le message soit transmis ! C’est essentiel.

Un commentaire, RSS

  1. Suzanne 10 mai 2018 @ 9 h 33 min

    Je n’ai pas encore lu ce livre mais juste entendu une interview de cette maman et rien que ça ça m’à pris aux tripes…d’autant plus que j’ai quelques boîtes dans mon armoire à pharmacie suite à un burn-out…j’estime cette chance de n’en avoir pas été addictive mais on n’est jamais à l’abri….

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