On n’efface pas les souvenirs – Sophie Renouard Renouard Sophie - Éditions : Albin Michel - 2019

Note : 7/10

 

Quatrième de couverture :

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?

Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

 

Mon avis :

Sophie Renouard signe son premier ouvrage avec On n’efface pas les souvenirs, paru chez Albin Michel cette année. Très remarqué par la critique et adoré par la célèbre Tatiana de Rosnay, ce roman promettait de belles choses. Je n’ai pas résisté longtemps avant de me plonger dedans.

Après avoir célébré le baptême de sa petite dernière en famille, Annabelle se fait enlever sur une aire d’autoroute, et emmener dans les hautes montagnes du Sud pour se faire lâchement assassiner. La balle la plonge dans un profond coma mais ne la tue pas. Le réveil sera difficile pour Annabelle. Ses proches, eux, sont sans nouvelle…

“En les regardant avancer main dans la main, elle éprouva à cet instant précis une bouffée de bonheur, une émotion qui brouilla la vue, et elle dut détourner le regard afin que personne ne le remarque. Elle serra doucement son bébé contre son cœur en lui murmurant des mots d’amour. Puis jeta un dernier coup d’œil circulaire sur la place et ferma la marche avec son frère Philippe et sa jeune fiancée, Giulia. D’où venait cette soudaine inquiétude ? Elle chercha son mari du regard. Mais il était déjà loin devant elle.”

C’est avec une plume fluide et efficace que Sophie Renouard nous embarque dans ce thriller. Le décor est rapidement planté. Le suspens est présent dans le début du récit, on ressent et vit l’inquiétude d’Annabelle grâce aux mots de l’écrivaine. Les pages défilent, l’histoire s’enchaîne.

La suite du roman est moins captivante. Annabelle se fait secourir par un vieux monsieur de 92 ans, qui vit seul dans les collines, et qui va soigner chaque jour la jeune femme. Les faits décrits dans le texte perdent alors toute crédibilité. Comment une personne âgée de 92 ans peut-elle s’occuper au quotidien de la toilette d’une jeune femme dans le coma, et de ses soins médicaux ?

D’autres éléments cités par la romancière sont similaires. Le rythme reste entraînant mais les personnages, eux, deviennent moins attachants. Le fond de l’histoire perd de sa valeur. L’enquête qui se joue du côté des proches d’Annabelle n’est pas assez développée. L’intrigue, pourtant intéressante au début du livre, s’essouffle au fur et à mesure de la lecture.

On n’efface pas les souvenirs nous offre malgré tout une jolie fin, douce, touchante et émouvante. Le livre se referme rapidement, mais aucun fait marquant ne reste gravé longtemps en mémoire.

En résumé, j’ai été dans l’ensemble déçue par ma lecture. Je m’attendais à un vrai thriller envoûtant et inoubliable. Sophie Renouard m’a offert un bon moment de détente, mais pas le coup de cœur que j’espérais.

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