Constellation – Adrien Bosc

Bosc Adrien - Éditions : Stock
10 septembre 2017
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Quatrième de couverture :

Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édit Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante-huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »

Mon avis :

J’ai déniché Constellation d’Adrien Bosc dans l’Emmaüs de mon quartier, sans savoir à quoi m’attendre. Je pensais n’avoir jamais entendu parler de ce roman. Le seul fait qu’il soit publié chez Stock m’avait incité à me le procurer. Une fois la quatrième de couverture lue, je me suis souvenue d’une interview télévisée de l’auteur à la sortie du livre, qui m’avait donné envie de l’acheter. Le hasard fait parfois bien les choses !

Adrien Bosc signe un très bon premier roman. L’histoire retrace le vol du Constellation d’Air France du 27 octobre 1949, où Marcel Cerdan et Ginette Neveu ont perdu la vie. Ces deux personnalités de l’époque sont très connues du grand public, mais l’auteur a voulu s’intéresser à la vie des autres passagers, totalement inconnus.

Le récit est un joli mélange d’imagination de la part de l’écrivain, et de faits réels. Adrien Bosc s’est « amusé » à imaginer les dialogues des passagers, avant le drame. Il a également fait un très bon travail de recherches, pour retrouver les histoires personnelles de chacun d’eux. On apprend, par exemple, que le corps de Ginette Neveu, avait d’abord été restitué à une autre famille, ou que les villageois de l’île ont dépouillé les bagages des occupants de l’avion après le crash.

J’ai beaucoup aimé le style atypique d’Adrien Bosc. Le récit est truffé de digressions, et cela ne m’a pas du tout dérangé. Le roman est court (moins de deux cent pages) et se lit très vite. La lecture m’a fait penser à un documentaire sur un fait divers et j’ai trouvé cela très réussi.

Le jeune écrivain français signe selon moi un premier roman très prometteur, que je vous conseille de découvrir 😉

 

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Commentaires (1)
Clarine2017-10-25 18:15:59Répondre

Jamais entendu parler. Mais l'idée de mettre dans la lumière d'autres passager que les célébrités me plait. Et le titre est top.

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