Là où chantent les écrevisses – Delia Owens

Owens Delia - Éditions : Seuil
8.5 / 10
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Note : 8.5/10

 

Quatrième de couverture :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

 

 

“Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges.”

 

Mon avis :

Une nouvelle année s’ouvre sur une rentrée littéraire d’hiver qui s’annonce prometteuse, à l’image du premier roman de Delia Owens, Là où chantent les écrevisses, en librairie le 6 janvier.

Kya n’a que sept ans, lorsque, un à un, ses frères et sœurs, mère et père, désertent la maison familiale dans le marais. A dix ans, elle se retrouve seule et doit apprendre à survivre. Elle n’a jamais mis les pieds à l’école, ne sait ni lire ni écrire. Elle croise alors la route de Tate, un jeune homme du village, qui la prend rapidement sous son aile…

 

 

Après un démarrage hasardeux, Là où chantent les écrevisses éclot pour nous offrir une sublime ode à la solitude et un hymne à la nature. Kya, petit être sauvage et fragile, grandit seule aux côtés des animaux du marais. Elle y récolte chaque jour des plumes, des coquillages, ou autres herbes. Kya n’a d’autre choix que de devenir pêcheur pour subvenir à ses besoins. Tate lui enseigne la lecture, l’écriture. La jeune adolescence se découvre même une nouvelle passion : la poésie.

En parallèle à cette histoire, Delia Owens dépeint une enquête policière sur le présumé meurtre d’un jeune villageois. Au fil des pages, cette investigation prend forme et amplifie le rythme du récit. Comme on le devine rapidement, les deux scénarios s’entremêlent. Le roman se déploie, délivrant finalement un vrai page turner.

Si les descriptions sur la faune et la flore m’ont un peu dérangée au début du livre, je me suis vite passionnée pour le personnage de Kya, sensible et à l’affût de tout. La solitude et l’isolement sont abordés de façon magistrale par l’écrivaine. Avec une fin haletante, elle nous confirme ses talents d’écriture, de poésie, et de créativité.

Un roman à découvrir si vous êtes amoureux de la nature, si vous aimez les destins hors normes, ou encore les best-sellers américains. A noter, une future adaptation au cinéma !

 

Merci aux éditions du Seuil pour cette collaboration. Un jeu concours est organisé par la maison d’édition, vous pouvez jouer ici.

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