L’étranger – Albert Camus

Camus Albert - Éditions : Gallimard
6 août 2017
3Commentaires

 

Quatrième de couverture :

Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…

Mon avis :

Déstabilisant.

L’étranger d’Albert Camus, un énorme classique de la littérature française, que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire. Je sais que beaucoup le lisent au collège ou lycée. Mes professeurs de français en avaient décidé autrement visiblement 😉

J’appréhendais un peu cette lecture. Je m’attendais à quelque chose de lourd, pesant, complexe et pas forcément intéressant à lire… Je me suis complètement trompée ! C’est tout l’inverse qui s’est produit avec ce roman. L’auteur nous offre, en moins de 200 pages, un récit léger, fluide, à la fois drôle et tragique.

Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.

Avec ces quelques lignes, on entre directement dans le vif du sujet et dans la personnalité atypique du personnage principal. Le titre de l’œuvre prend tout son sens ici. Nous suivons un jeune homme différent des autres, insensible au décès de sa mère et sans réelle conscience de l’impact de ses faits et gestes.

La première partie du livre m’a fait sourire. Ce personnage un peu niais, enfantin et innocent m’a rapidement touché. Malheureusement, je me suis vite aperçue que l’histoire allait avoir un tournant tragique. L’écrivain nous fait passer du rire aux larmes en seulement quelques pages.

La dernière partie du récit, sans vous spoiler, m’a bouleversé. Le roman prend toute sa force dans les derniers chapitres. Je sentais le renversement de situation arrivé, et pourtant, lorsqu’il a eu lieu, je n’ai pu m’empêcher d’être choquée et attristée.

Albert Camus m’a convaincu. J’ai hâte maintenant de découvrir La peste et de vous en parler 😉

 

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Commentaires (2)
JORIS2019-10-30 22:49:01Répondre

FRANCHEMENT, EXCELLENT AVIS QUI EST EN ACCORD PARFAIT AVEC MES IDEES
INSTAGRAM: @jorisfrs

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mademoisellelit2019-10-31 09:27:54Répondre

Merci !

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QUELQU'UNE2017-08-31 02:39:40Répondre

Je viens de finir ce roman. Et je suis vraiment émue.
J'aime Albert Camus. Et je suis prête à me lancer dans ces autres oeuvres.
Cependant, après réflexion, selon moi, Mr Meursault n'est pas insensible à la mort de sa mère, il a juste compris très tôt que la vie n'est pas vraiment grand chose et que tôt tard l'on va mourir "qu'importe" le moment.
C'est un personnage assez étrange qui a répondu à l'indifférence du monde par l'indifférence.
J'ai vraiment adoré. J'ai lu plusieurs fois la fin.
Et ce qui m'a brisé le cœur est le fait de savoir que Meursault a bien tué un homme mais est condamné pour n'avoir pas pleuré la mort de sa mère.
La société l'a condamné parce qu'il n'est pas comme les autres.

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