Mon top 10 de l’année : mes plus belles lectures de 2025
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Vous savez ce qu’on dit… « On ne change pas une équipe qui gagne ! » Alors, pour la huitième fois d’affilée, voici mon top 10 de l’année.
En 2025, j’ai lu 140 ouvrages, 15 bandes dessinées et 12 recueils de poésie.
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Quelques chiffres d’abord pour présenter ces dix titres. Mon top 10 est composé de :
- 11 ouvrages !
- six autrices et cinq auteurs
- une bande dessinée
- six écrivains français, deux Belges, un Américain, une Islandaise et une Italo-Suisse
- une autrice décédée

Ilaria, Gabriella Zalapi
Résumé : Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, aux tubes que les deux chantent à tue-tête dans la voiture, grâce à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, il est un « guépard nerveux » dans un nuage de nicotine pense la petite. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer ; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe et ressent tout.
Éditeur : Zoe
Ma chronique est à (re)lire par ici.

Traverser la montagne, et venir naître ici, Marie Pavlenko
Résumé : Astrid a tout perdu. À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part. Elle achète sans l’avoir visitée une maison isolée dans la région montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton marqué d’une croix rouge, ce qu’il lui reste de sa vie passée. Soraya a tout laissé derrière elle. Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son insouciance. Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu’elle déteste grandit. Deux douleurs indicibles vont se rencontrer et s’apprivoiser.
Éditeur : Pocket
Ma chronique est à (re)lire par ici.

Le plus court chemin, Antoine Wauters
Résumé : « Garde bien précieusement cette clé que tu as découverte. La clé du ciel, du brouillard, du bruit du vent dans les arbres. De la vie. Tu es un gars bien parce que tu comprends, tu écoutes, tu sens, tu vis, tu souffres. » Par fragments, Antoine Wauters assemble ses souvenirs d’enfance de la campagne wallonne où il a grandi. L’écrivain évoque les années 1980, les joies et les manques d’une vie simple, au contact de la nature, loin des villes et de l’agitation du monde. Des paysages aussi désœuvrés que féconds qu’il n’a pas quittés, et qui forment aujourd’hui la toile de fond de son quotidien d’écrivain et de père.
Éditeur : Gallimard

Moi qui n’ai pas connu les hommes, Jacqueline Harpman
Résumé : Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance de gardiens impassibles. La plus jeune – la narratrice – n’a jamais vécu ailleurs. Si les autres femmes ne se rappellent pas comment elles sont arrivées là et n’ont aucune notion du temps, il leur reste un vague souvenir de leur vie d’avant, qu’elles lui transmettent. Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent une longue errance à la recherche d’autres humains – ou d’une explication – sur une terre désertée.
Éditeur : Stock
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Marcher dans tes pas, Léonor de Récondo
Résumé : » Je suis sur ta clavicule, sur ton poignet, dans tes mains. Je suis dans tes cheveux, sur ton sein, dans tes yeux. Je regarde ta bouche, tes mouvements, ta robe. Je te connais sans te connaître, Enriqueta. » La vie d’Enriqueta bascule le 18 août 1936, quand, en quelques minutes, elle doit fuir la maison familiale d’Irun menacée par les franquistes. Ce jour-là, elle perd tout. Quarante ans plus tard, sa petite-fille, Léonor, naît française. Pourtant, lorsqu’une loi espagnole permet aux descendants d’exilés politiques d’obtenir la nationalité perdue, elle décide de la demander. Pourquoi tourner et retourner une terre emplie de fantômes ? Et qui était au juste Enriqueta ?
Éditeur : L’Iconoclaste
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DJ Bambi, Auður Ava Ólafsdóttir
Résumé : Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s’est toujours sentie femme mais est née dans un corps d’homme. Longtemps elle a tenté de s’en accommoder, s’est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s’est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c’est devenu intolérable, à se jeter dans l’océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l’espère, l’opération du bas. À son âge ? Sa famille l’a rejetée, ses sœurs refusent qu’elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l’appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d’avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa sœur.
Éditeur : Zulma
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10, villa Gagliardini, Marie Sizun
Résumé : « Ce qu’il nous fallait, c’était simplement une pièce de plus, juste ça. Un tout petit peu d’espace, de quoi éviter la proximité immédiate de l’autre, si aimé soit-il. Échapper à l’incessante promiscuité. » À Paris, le 10, villa Gagliardini est un refuge. C’est dans ce petit appartement au confort modeste que Marie Sizun a grandi, auprès d’une mère fusionnelle qui lui transmet le goût de la lecture. Une mère qui fait de leur foyer un monde de fantaisie et de joie, jusqu’au retour du père. Il faudra alors, pour Marie, que la porte s’entrouvre sur l’extérieur : l’école, les amies, la découverte du cinéma, mais aussi des frontières sociales qui séparent des autres…
Éditeur : Folio

La collision, Paul Gasnier
Résumé : En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l’opinion contre l’autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d’où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible.
Éditeur : Gallimard
Ma chronique est à (re)lire par ici.

Voyage voyage, Victor Pouchet
Résumé : « Orso voulait mettre en place ce qu’il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l’aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n’étaient jamais allés ; voir ce qu’ils n’avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau. » Orso et Marie s’aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l’Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Moselle et Saint-Tropez. Autant d’étapes et de détours pour partir à la recherche d’autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d’enfance que l’âge adulte laisse trop souvent derrière lui.
Éditeur : L’Arbalète Gallimard
Ma chronique est à (re)lire par ici.

Zephyr, Alabama, Robert McCammon
Résumé : Zephyr, en Alabama, est une ville idyllique pour Cory Mackenson, onze ans, un lieu rassurant où, en 1964, la vie est encore simple : on travaille à la quincaillerie ou à la laiterie, les familles sont unies, et les amitiés, éternelles. Même si une comète zèbre parfois le ciel, et que certains font preuve d’excentricité, c’est un incroyable terrain de jeu pour un enfant à l’imagination fertile qui souhaite devenir écrivain. Malheureusement, un froid matin de printemps, alors que Cory accompagne son père dans sa tournée, ils sont témoins d’un dramatique accident. Et tandis que le jeune garçon s’efforce de comprendre le mal qui les tourmente depuis ce jour, ses yeux s’ouvrent peu à peu sur les puissantes forces qui l’entourent.
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Ma chronique est à (re)lire par ici.

Là où tu vas, Étienne Davodeau
Résumé : Elle s’appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau trouve que c’est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu’elle passe dans l’intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l’instant présent est essentielle. Il lui a dit : « Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles ». L’idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l’intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n’en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Étienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu’il n’aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu’un d’autre. Ce livre sera aussi, d’une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Étienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l’importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population.
Éditeur : Futuropolis
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Et vous, quel est votre top 10 ?
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