Note : 8.5/10

 

Quatrième de couverture :

À Villeradieuse, c’est le tout puissant don Efrem qui dicte les règles. Lorsqu’on travaille pour le Patron, l’argent coule à flots et la vie semble facile. Sauf quand on vous retrouve criblé de balles bien sûr, et qu’un ami aperçoit vos chaussures dépasser du fourgon prêt à partir pour la morgue. Celles de Chepe étaient vertes – Manuel ne peut pas les oublier – et identiques à celles que porte le jeune homme accoudé au bar à côté de lui. Incapable de penser à autre chose que ces mocassins, Manuel aborde alors leur propriétaire, et ce dernier, après quelques verres, lui avoue qu’il a une excellente adresse pour se fournir en vêtements de marque : la morgue. Les mocassins verts sont bien ceux de Chepe, et Manuel se trouve embarqué dans la combine.
Seul problème lorsqu’on achète ses habits dans les chambres froides : le mort est parfois trop grand, et ses assassins trop idiots. Manuel a emprunté les habits du mauvais cadavre et se retrouve ainsi poursuivi par deux hommes de main de don Efrem, persuadés d’avoir aperçu le fantôme de l’homme qu’ils venaient d’abattre. Ou peut-être a-t-il survécu ? Le Patron ne peut se permettre ce genre d’approximations, le problème doit être réglé au plus vite, d’autant que lui-même a d’autres préoccupations bien plus importantes en ce moment : séduire l’inaccessible Lorena. Elle est cultivée, délicate, il va devoir mettre toutes les chances de son côté. En prenant des cours de culture générale par exemple. À Villeradieuse, on est prêt à tout pour plaire – découvrir les règles du savoir-vivre et même dépouiller les morts.
Fresque drolatique et effrénée, Le mort était trop grand aborde le sujet de l’extrême violence des narcotrafiquants colombiens à travers le prisme de la comédie. Luis Miguel Rivas, avec son incontestable talent de conteur, se révèle ici maître de l’humour noir.

 

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Note : 7/10

 

Quatrième de couverture :

Il y a cinq ans, une équipe de huit scientifiques est parvenue à élever l’homme au rang de surhomme par le biais de la modification génétique. Aujourd’hui, les Wild Factor ont envahi la place publique et côtoient le commun des mortels. Arthur, jeune diplômé, assiste impuissant au déclin d’une société qui creuse encore plus les inégalités entre les hommes en favorisant toujours les plus riches. Le jour où lui et son meilleur ami décident de visiter le Vietnam, ils se retrouvent bien malgré eux englués dans une affaire qui les dépasse complètement. Rien ne les a préparés à un tel dessein, rien ne peut arrêter la machine infernale qu’ils ont déclenchée contre leur gré.Plongez dans une époque pas si lointaine qui vous fera voyager entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Sud. Dans son ouvrage posthume « Brèves réponses aux grandes questions. », le physicien théoricien Stephen Hawking dit craindre l’avènement des surhommes. Imaginez ne fût-ce qu’un instant qu’il ait eu raison.

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Note : 4.5/10

 

Quatrième de couverture :

Il était une fois une belle aveugle qui sut redonner vie à une jeune femme. Qui sut lui ouvrir les yeux sur la beauté du monde. Qui sut lui apprendre à vivre l’instant poétique. Il était une fois une jeune Genevoise qui fit la rencontre de sa vie sur un passage piétons. Une rencontre qui allait modifier à jamais son histoire. Une rencontre qui allait la révéler à elle-même !

 

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Note : 10/10

 

Quatrième de couverture :

Cette année-là, j’avais vingt-deux ans et j’allais, au même moment, rencontrer l’insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux. D’un côté, le plaisir et l’insouciance ; de l’autre, la souffrance et l’inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd’hui, je me demande si, au fond, tout n’était pas lié.
Après Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit son souci d’exprimer sa vérité intime.

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Note : 8.5/10 

 

Quatrième de couverture :

J’avais huit ans quand j’ai su que je ne finirais pas mes jours ici. Qu’ici je ne deviendrais personne. Qu’ici je n’aimerais personne. Qu’ici, rien. Je ne ressentirais rien.
J’avais huit ans et j’ai décidé de partir un jour. J’ai choisi de ressentir. J’ai choisi de souffrir. À partir de là, je suis condamnée à cette histoire.

Sujet inconnu, c’est, dans un style brut et très contemporain, l’histoire d’un amour qui tourne mal. Entre jeux de jambes et jeux de mains, l’héroïne de ce roman boxe, court, tombe, se relève, danse, au rythme syncopé de phrases lapidaires et d’onomatopées. Plus la violence gagne le récit, plus on est pris par cette pulsation qui s’accélère au fil des pages. Un roman écrit d’une seule traite, d’un seul souffle, dans l’urgence de gagner le combat, dans l’urgence de vivre, tout simplement.

 

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Bonjour à tous !

Suite à la lecture du roman Les dévorantes de Marinca Villanova le mois passé, les éditions Eyrolles m’ont gentiment proposé de l’interviewer pour en savoir plus sur l’écriture de son livre. J’ai la chance aujourd’hui de vous partager ses réponses 😉

Si vous souhaitez lire ou relire ma chronique sur ce joli récit avant de prendre connaissance de l’interview de Marinca, c’est par ICI 🙂

 

 

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Note : 7/10

 

Quatrième de couverture :

L’endométriose, une maladie qui toucherait une femme sur dix.
Entre attente, douleurs, espoir et désespoir, le parcours vers la maternité est long et souvent sans fin.
Laetitia Milot, Enora Malagré, toutes deux porte-drapeaux de ce combat, sont écoutées et génèrent la compassion… Le fait qu’elles soient connues et reconnues leur donne cette importance, et permet de faire connaître la cause au plus grand nombre.
Lire des articles sur l’endométriose dans des médias de vulgarisation ou de divertissement comme Voici, Closer ou Fémina me pousse à croire que tout n’est pas perdu et que, peut-être, moi aussi je mérite d’être entendue, ou tout du moins… lue !

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Note :  /10

 

Quatrième de couverture :

Inspiré d’un fait divers, La saison des ouragans s’ouvre sur la découverte d’un cadavre. Dans le canal d’irrigation, aux abords du petit village de La Matosa, un groupe d’enfants tombe sur le corps sans vie de la Sorcière. A la fois redoutée et respectée, elle habitait une maison pleine de mystères où les femmes de la région venaient lui rendre visite pour lui demander de l’aide : maladies, mauvais sort, mais aussi avortements discrets.
A l’instar de Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, nous découvrons au fil du roman les événements qui ont mené à son assassinat, les histoires des bourreaux qui sont autant de mobiles expliquant les raisons du meurtre de cette envoûtante Sorcière de La Matosa. Yesenia a vu son cousin Luismi, accompagné de Brando, sortir de la maison de la Sorcière avec un corps. Il y a également Munra, le beau-père boîteux de Luismi, qui conduisait le camion le jour de l’assassinat, un simple exécutant dit-il aux policiers.
Luismi vit avec Norma, une jeune fille de 13 ans. Elle a été admise à l’hôpital pour d’importants saignements à la suite d’une visite chez la Sorcière. Brando, lui, a besoin d’argent pour ses projets. Un trésor serait caché dans la maison de la femme maléfique. Autant de raisons pour commettre l’irréparable et autant de perspectives qui nous plongent dans la campagne mexicaine où la misère, la drogue et la violence poussent les gens à la folie autant que l’extrême chaleur qui s’installe.
Ce qui, en plein mois de mai, semble annoncer que la saison des ouragans sera violente… Grâce à cette intrigue policière à rebours, Fernanda Melchor dresse un formidable portrait du Mexique et de ses démons. Sa langue est crue, musicale, elle retranscrit la brutalité avec beaucoup de talent. Il s’agit d’un livre sur les pulsions et la violence mais également sur l’une des figures du féminisme – souvent fantasmée, toujours persécutée -, qu’on a cherché à abattre depuis la nuit des temps : la sorcière.

 

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Note : 9/10

 

Quatrième de couverture :

Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.
Une écriture vive et alerte, des dialogues impeccables, des personnages justes et attachants qui nous emportent jusqu’à un dénouement inattendu, chargé d’émotions.
On ne sort pas intact de ce récit magnifique, mené de main de maître par Mélissa Da Costa, une jeune auteure de 28 ans, qui a toujours écrit et publie là son premier roman.

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