La première phrase du premier livre, Philippe Besson : Mon avis
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Coutumier de la rentrée d’hiver depuis quelques années, Philippe Besson crée la surprise chez ses lecteur.rices en cette fin d’été. Avec La première phrase du premier livre, il publie son 29e ouvrage et second de l’année, après Une pension en Italie paru en janvier aux Éditions Julliard.
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Flashback
Voilà trois ans que l’envie de lire cet auteur ne m’était plus apparue. Je voyais, dans les thématiques choisies pour ses derniers romans, une tentative de surfer sur une actualité, me laissant un doute sur la sincérité de la démarche d’écriture. Le titre de ce nouvel ouvrage, La première phrase du premier livre, était la promesse d’un retour aux sources. Je me laissais tenter.
Où naît l’écriture ? Quel est le point de départ du métier d’écrivain ? De quoi est faite la « première phrase du premier livre » ? Des années 1970 au début du 3e millénaire qui voit éclore son premier roman (En l’absence des hommes, Éditions Julliard, 2001), Philippe Besson relate les anecdotes personnelles qui ont marqué sa vie de jeune homme. La vie en province, les rencontres, l’arrivée du sida, les séparations. Sur trois décennies, l’écrivain livre ses confidences, agrémentées de souvenirs collectifs : succès musicaux de l’époque, sorties cinéma, faits politiques, etc. Autant d’événements qui l’ont amené à coucher les premiers mots sur le papier.
Partage sincère ou produit marketing ?
Mêlant témoignage intime et récit universel, le texte de Philippe Besson m’a d’abord rappelé la démarche d’Annie Ernaux dans Les années (Éditions Gallimard, 2008). Comme l’écrivaine avant lui, l’auteur ravive la mémoire collective en offrant un coup de projecteur sur les trente dernières années du XXe siècle. À cela s’ajoutent des scènes personnelles déjà narrées par le passé, et qui n’apportent aucune originalité au livre.
Au-delà du ton accrocheur qu’on lui connaît, Philippe Besson use et abuse de phrases toutes faites, de mises en abîme exagérées et de sentiments surjoués. L’absence de nouveauté et un style mélodramatique qui me questionnent sur les raisons d’écriture et la publication d’un deuxième ouvrage en quelques mois… Doit-on y voir une stratégie commerciale ? À chacun de se faire son avis.

En bref, j’ai eu la sensation de lire un “best of” de Philippe Besson, qui nous renvoie sans cesse à tous ses précédents succès.
Mots-clés : témoignage, sida, écriture, années 70, années 80, années 90
Une citation : « Parce que la mémoire, ce n’est pas seulement ce dont on se souvient, c’est ce dont on croit se souvenir. C’est aussi ce qu’on s’est approprié, et qui a fini par nous appartenir. Et puis c’est ce qu’on partage avec les autres. »
Quelques mots sur l’auteur : Philippe Besson est un écrivain français, né en janvier 1967. Son premier roman, En l’absence des hommes, a paru en 2001 aux Éditions Julliard. La première phrase du premier livre est son 29e ouvrage.
À lire aussi : en 2022, je vous parlais de mon coup de cœur pour Paris-Briançon, à retrouver par ici.
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Avez-vous déjà lu Philippe Besson ? Ce titre vous tente ?
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