Toulouse-Lautrec – Matthias Arnold

Arnold Matthias - Éditions : Taschen
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Quatrième de couverture :

Parmi ceux à qui l’on doit notre représentation fantasmée de Paris le peintre et graphiste Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) n’est pas des moindres. À travers ses gravures, affiches, peintures et dessins, l’artiste a immortalisé la vie nocturne parisienne à la Belle Époque et a fait figurer le quartier de Montmartre, au nord de la ville, parmi les premières destinations de plaisir et de création du monde.
Descendant d’une vieille famille de la noblesse française, Toulouse-Lautrec semble avoir été attiré très tôt par le monde des plaisirs, s’intéressant aux salles de danse, aux cabarets et aux maisons closes de Montmartre, et choisissant comme sujets de célèbres danseuses et chanteuses, telles que Jane Avril. Ses œuvres représentent à la fois des scènes animées de spectacles et des portraits posés et sensibles saisis hors scène, notamment dans Le Sofa ou Le Lit. D’un point de vue stylistique, il maîtrisait autant l’art graphique, comme en témoigne ses affiches publicitaires de Jane Avril, que celui de l’esquisse, dessin libre et pourtant puissamment évocateur.

 

Taschen, ou l’art accessible à tous.

Passionnée de lecture, je le suis également par l’art. J’aime mêler les deux grâce à la collection 2.0 des éditions allemandes Taschen, qui proposent un panel assez développé de biographies d’artistes, publiées initialement dans les années 80. Après Degas, Manet, Frida Kahlo, Renoir ou encore Monet, je me suis intéressée à Henri de Toulouse-Lautrec, dont je connaissais moins bien, il faut l’avouer, le destin.

Curieux de peintures, ces ouvrages, par leurs petits prix (10 ou 12€ selon le domaine), pourraient vous intéresser. En moins de cent pages, les différents auteurs dressent un portrait complet et chronologique du peintre choisi, et présentent une large palette de ses œuvres. En rédigeant Toulouse-Lautrec, Matthias Arnold ne déroge pas à la règle.

Qui était ce petit homme, à l’esprit comique et à l’apparence singulière ? Qui se cachait derrière ce peintre habitué des cabarets et maisons closes ? Que cherchait-il en peignant ces chanteuses, lesbiennes ou prostituées ? Connu pour ces 350 lithographies et affiches, Henri de Toulouse-Lautrec n’en est pas moins spécialiste du portrait. Élevé par sa mère, il est l’un des rares peintres à lui avoir dédié autant de tableaux. On retiendra par exemple La Comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec (la mère de l’artiste en train de prendre son petit déjeuner au château de Malromé).

 

 

“Partout et toujours, la laideur a ses sortilèges ; c’est excitant de les trouver là où personne ne les a remarqués jusque-là.”

 

Né à Albi d’un mariage de convenance entre cousins germains, Toulouse-Lautrec développera une maladie osseuse qui stoppera rapidement sa croissance. De cette infirmité, le peintre se forgera une auto-dérision et cultivera une affection particulière pour les plus marginaux de notre société.

Élève de Léon Bonnat, puis de Cormon, le peintre admiratif de Degas (admiration non réciproque), verra Oscar Wilde lui refuser de poser. Il réalisera tout de même le tableau désiré, en dessinant l’écrivain de tête. D’autres célébrités de l’époque, plus oubliées aujourd’hui, ont été représentées sur ces œuvres : Bruant, Jane Avril, La Goulue ou encore La Guilbert, des visages bien connus de la capitale à la fin du XIXe.

De nouveau, un livre pertinent et bien construit sur la vie d’un artiste parfois méconnu. Une rétrospective intéressante et illustrée, qui donne envie d’aller explorer les musées à la recherche de Toulouse-Lautrec.

 

Êtes-vous sensible à l’art ? Quel est votre peintre préféré ?

 

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